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<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Érudit's RSS Feed</title><link>http://www.erudit.org/en/</link><description>Volume 9, Number 2, 2026</description><atom:link href="http://www.erudit.org/en/journals/cf/rss.xml" rel="self"/><language>en</language><lastBuildDate>Thu, 03 Sep 2026 03:03:46 +0000</lastBuildDate><image><url>https://assets.erudit.tech/static/img/logo-erudit.daebca8dc4fc.png</url><title>Érudit</title><link>https://erudit.org</link></image><item><title>Avant-propos</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127415ar/</link><description>Romain Chareyron, Jeffrey Klassen, Justine Huet and Antoine Eche</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127415ar/</guid></item><item><title>Émancipation queer et fluidité du genre dans les récits d’Abdellah Taïa</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127416ar/</link><description>Hafid Abouelkacem&lt;br /&gt;Cette étude se penche sur la représentation de la quête d’émancipation des personnages queer dans l’oeuvre littéraire d’Abdellah Taïa, en mettant l’accent sur les tensions entre résistance et répression dans le contexte marocain. À travers une analyse approfondie des romans de Taïa, nous explorerons les stratégies adoptées par ses personnages queer pour s’affirmer et se libérer des normes sociales restrictives, tout en faisant face aux pressions et aux discriminations de la société marocaine.Nous étudierons comment Taïa dépeint les obstacles rencontrés par ses personnages dans leur quête d’émancipation, qu’il s’agisse de la marginalisation, de la violence ou de la censure exercée par les autorités et les institutions. Nous analyserons également les moments de résistance et de subversion à travers lesquels ces personnages affirment leur identité et revendiquent leur droit à l’existence et à la dignité, en dépit des défis auxquels ils sont confrontés.En adoptant une perspective intersectionnelle et postcoloniale, nous mettrons en lumière les liens entre l’émancipation individuelle et la lutte collective pour la justice sociale et les droits humains au Maroc. Elle soulignera également le rôle de la littérature comme outil de résistance et de transformation, en offrant des représentations nuancées et courageuses des réalités des personnes queer et trans* dans un contexte sociopolitique complexe et en évolution.Pour cette analyse, nous nous concentrerons principalement sur deux oeuvres majeures d’Abdellah Taïa "Une mélancolie arabe" et "L’Armée du Salut". Ces deux romans offrent des perspectives riches et nuancées sur les expériences des personnages queer et trans* dans le contexte marocain, permettant une exploration approfondie des thèmes de l’émancipation individuelle, de la résistance et de la répression.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127416ar/</guid></item><item><title>Les woubis et les travestis de Côte d’Ivoire dans les médias</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127417ar/</link><description>Atim Mackin&lt;br /&gt;À la fin des années 1990, le documentaire franco-ivoirien Woubi Chéri de Philip Brooks et Laurent Bocahut révèle à la francophonie l’existence, la structure et le combat des identités queer et trans* en Côte d’Ivoire. Ce manifeste médiatique est sans précédent, mais non sans postérité dans l’histoire des représentations de cette communauté.Cette dernière ne s’aligne que très peu ur les catégories que l’Occident a conçues pour penser ses propres identités queer. Dans la région d’Abidjan, on distingue traditionnellement les woubis au sens strict, hommes aux manières féminines adoptant le rôle social d’une femme dans un couple homosexuel ; les yossis, hommes bisexuels à l’allure virile et partenaires potentiels des woubis ; les toussou-bakari, femmes homosexuelles ; et les travestis enfin, qui regroupent tant les femmes transgenres que les transformistes occasionnels.Dans une nation cependant menacée par l’homophobie d’État et le révisionnisme historique qui souhaiterait faire du queer en général un apport colonial et de son intégration civile une décadence, la survie de la communauté woubie au sens large repose sur le contrôle de sa propre représentation médiatique. De fait, la population ivoirienne ne connaît bien souvent sa part queer minoritaire que par les récits qu’on lui en fait, vrais comme faux.Il s’agit donc de déterminer quel a été le sens pris par les récits portant sur les identités queer et trans* en Côte d’Ivoire sur les trente dernières années, de Woubi Chéri en 1998 aux productions musicales ivoiriennes de l’année 2021. Il sera judicieux de distinguer d’une part les représentations médiatiques dites exogènes, prenant pour sujets la communauté queer ivoirienne sans en émaner toutefois, et d’autre part les représentations endogènes, soit celles dont la communauté a l’initiative et le contrôle. Cette distinction faite, nous pourrons aborder tant la littérature de fiction que le cinéma, les médias sociaux et la musique.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127417ar/</guid></item><item><title>« On s’en fout de la loi » : transnormativité et transparentalité dans A Good Man de Marie-Castille Mention-Schaar (2020)</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127418ar/</link><description>Ry Montgomery&lt;br /&gt;Cet article propose une lecture de A Good Man (2020) de Marie-Castille Mention-Schaar. Dans ce film à la fois didactique et réaliste, il s’agit de l’histoire d’un jeune couple marié, Benjamin et Aude, qui rêvent de devenir parents. Aude ne peut pas porter un enfant ; Benjamin, homme trans, décide de le faire lui-même. Le film intervient alors dans le débat houleux autour de la transparentalité et de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les personnes trans’ en France. À travers le cadre théorique de la transnormativité, notre analyse porte sur le système juridico-médical que prétend critiquer la réalisatrice ainsi que sur les enjeux matériels de la représentation médiatique. Nous montrerons qu’en dépit de l’intention sympathique de la cinéaste, le film finit par véhiculer un regard stéréotypé sur les personnes trans’. L’histoire se termine en effet par un rétablissement du statu quo cisnormé, selon lequel les personnes trans’ doivent passer pour s’intégrer dans la communauté. Nous examinerons également la manière dont la caméra expose le corps trans’ selon une logique de dévoilement ancrée dans la politique sécuritaire de l’État français. En guise de conclusion, nous soutenons qu’il faut représenter la transparentalité autrement pour mieux reconnaître les histoires plurielles des personnes trans’.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127418ar/</guid></item><item><title>Être et paraître non-binaire : la négociation et la resignification des normes de genre au quotidien</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127419ar/</link><description>Laurence Vallières&lt;br /&gt;L’habillement, en tant que pratique usuelle et encodée selon les normes de genre, constitue un objet d’étude fertile pour explorer les réalités quotidiennes des personnes de la pluralité des genres. À la lumière des théories de la désidentification et de la subversion, cet article se centre sur la négociation stylistique des normes de genre mise en oeuvre par une multiplicité de pratiques et d’usages des vêtements. L’analyse des données recueillies lors de dix entretiens semi-dirigés menés à Québec (Canada) auprès de personnes francophones non binaires et genderqueers montre que les pratiques d’habillement constituent des outils de reconnaissance et de subjectivation déployés à partir des normes binaires et cisgenrées. Les vêtements, leurs usages et leur mise en relation avec le corps sexué sont engagés dans la resignification des normes qui se matérialise par des agencements vestimentaires pluriels. La négociation des normes étant motivée par la volonté d’être soi, l’analyse apporte un regard nuancé sur l’injonction à la subversion.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127419ar/</guid></item><item><title>Le Joueur de S.E.K Beddiari, ou la douce révolte par la littérature</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127420ar/</link><description>Abdellaziz Khati&lt;br /&gt;A la lecture du roman Le Joueur Beddiari, oeuvre riche et esthétiquement soignée, nous constatons qu’il foisonne de thèmes aussi intéressants les uns que les autres. Le féminisme, la guerre, les médias, les arts, etc. sont autant de thèmes qui mériteraient d’être étudiés. Toutefois, le roman pose particulièrement le problème de l’intellectuel face à la domination multiforme qui prévaut dans les pays de l’Occident. Et c’est dans ce sens que nous avons orienté notre contribution : voir comment l’auteur a organisé son texte et a élaboré son personnage principal pour traiter de la thématique de la domination intellectuelle dépeinte dans le roman. Nous allons dresser le profil de l’intellectuel (le personnage principal du roman), piégé par sa propre formation cartésienne, face à certains aspects de cette domination que nous présenterons et détaillerons au fur et à mesure du développement de notre propos.Pour procéder à la démonstration de cette hypothèse de travail sur le profil de l’intellectuel dans le roman face à la doxa occidentale, nous nous appuierons aussi bien sur les travaux de Bourdieu que d’autres théoriciens de la narratologie tel Genette.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127420ar/</guid></item><item><title>L’histoire des soldats africains de la Grande Guerre au cinéma : une relecture de la mémoire franco-africaine postcoloniale dans Tirailleurs de Mathieu Vadepied</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127421ar/</link><description>Doherti Juvet Nguiebe&lt;br /&gt;Cet article est consacré à la réécriture de l’histoire des combattants africains dans le film Tirailleurs (2023) du réalisateur français Mathieu Vadepied. Notre étude est axée sur la reconstruction de la mémoire militaire franco-africaine postcoloniale, dont l’objectif est de retracer le passé héroïque des combattants africains après la dissolution de leurs derniers bataillons en 1962, au sortir de la guerre d’Algérie. Il est question d’aborder les aspects saillants du film à l’instar du recrutement forcé ou du Soldat Inconnu, à partir desquels le puzzle mémoriel des tirailleurs subsahariens, essentiellement recrutés au Sénégal, se reconstitue. Cet article permet de réactualiser et de faire émerger un pan de l’histoire de la Première Guerre mondiale à partir d’une fresque cinématographique.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cf/2026-v9-n2-cf011017/1127421ar/</guid></item></channel></rss>