<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Érudit's RSS Feed</title><link>http://www.erudit.org/en/</link><description>Volume 17, Number 1, Spring 2026</description><atom:link href="http://www.erudit.org/en/journals/cremis/rss.xml" rel="self"/><language>en</language><lastBuildDate>Thu, 03 Sep 2026 03:30:14 +0000</lastBuildDate><image><url>https://assets.erudit.tech/static/img/logo-erudit.daebca8dc4fc.png</url><title>Érudit</title><link>https://erudit.org</link></image><item><title>Est-ce que ma parole compte ? Mieux comprendre la rencontre clinique en santé mentale jeunesse à travers le rappel stimulé</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127009ar/</link><description>Emmanuelle Khoury, Noémie Castro and Natalia Incio Serra&lt;br /&gt;Les jeunes rencontrent de nombreux obstacles pour accéder à des services de santé mentale adaptés à leurs besoins, malgré l’importance reconnue de leur participation dans les décisions qui les concernent. La majorité des troubles apparaissent avant 25 ans, mais les dispositifs peinent à rejoindre les jeunes en situation de vulnérabilité. Le projet présenté explore la rencontre clinique comme moment clé pour favoriser une relation de confiance et une prise de décision partagée. Il s’appuie sur la méthode innovante du rappel stimulé, qui consiste à revisiter des extraits de rencontres enregistrées avec les jeunes et les personnes intervenantes afin de comprendre leurs pensées, émotions et microdécisions. Cette approche valorise le savoir expérientiel des jeunes, favorise un dialogue authentique et propose des pistes pour améliorer les pratiques. Bien que prometteuse, elle comporte des défis méthodologiques et éthiques, tels que le recrutement, la confidentialité et le risque de biais. L’objectif est de contribuer à la réflexion pour construire des services plus équitables, durables et centrés sur les jeunes.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127009ar/</guid></item><item><title>Développer des communautés de pratique pour renforcer l’intervention sociale face aux changements climatiques</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127010ar/</link><description>Sue-Ann MacDonald, Marie-Ève Carpentier, Noémie Castro, Érick Rioux, Mélissa Roy, Emmanuelle Larocque, Emmanuelle Khoury and Rosemary Carlton&lt;br /&gt;Les changements climatiques constituent l’un des plus importants défis du 21e siècle et ils représentent le problème contemporain le plus pressant, tant sur le plan écologique que social. Ils accentuent notamment les vulnérabilités sociales et sanitaires et, en ce sens, interpellent directement les milieux de l’intervention. De nombreux·euses praticien·nes déplorent toutefois le manque d’outils analytiques et d’espaces structurés pour développer des réponses adaptées. Cet article présente un projet de formation, mobilisant des communautés de pratique comme outils de renforcement des pratiques d’intervention centrées sur la lutte contre les changements climatiques et l’atténuation de leurs effets sur les populations.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127010ar/</guid></item><item><title>Partager le pouvoir : journal d’une démarche d’apprentissage collectif sur la coanimation</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127011ar/</link><description>Diana Lombardi&lt;br /&gt;Lorsqu’on organise des activités communautaires, ce sont souvent les équipes de travail qui les animent, parce qu’on présume que ce sont les seules personnes à en avoir la capacité. Pourtant, les personnes concernées devraient également pouvoir décider de ce dont on va discuter, de ce que l’on va faire et de pourquoi et comment on va le faire. Depuis l’automne 2025, le Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec mène une démarche d’apprentissage collectif sur la coanimation d’activités communautaires entre militant·es et salarié·es. Quatre duos militant·e-salarié·e ont formé un cercle d’apprentissage, pour réfléchir aux différentes manières de partager les responsabilités de l’animation et identifier les pratiques qui favorisent la prise de parole et la participation de chacun·e — avec pour objectif de produire un outil de soutien à la coanimation à destination des milieux communautaires. Diana Lombardi, responsable du projet, nous offre une vue « de l’intérieur » sur cette démarche.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127011ar/</guid></item><item><title>Cohabiter avec les campeurs·euses : récit de terrain à ciel ouvert</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127012ar/</link><description>Véronic Lapalme&lt;br /&gt;Depuis juin 2025, je mène une ethnographie auprès des personnes qui habitent les campements d’un quartier de Montréal. Mon terrain a commencé sous un ciel lourd : un démantèlement, des effets personnels jetés dans des camions à vidange, une femme serrant son toutou en silence. Au fil des mois, je me suis laissée porter à travers le campement, à écouter des histoires qui se déposent comme des confidences, à voir des liens discrets qui tiennent et à observer des stratégies de survie malgré la vulnérabilité et la menace constante d’éviction. En parallèle, ma posture de chercheure s’est continuellement négociée — entre proximité, réflexivité et nécessité d’habiter, même brièvement, cette réalité à ciel ouvert. Cet article propose un récit de terrain qui met en lumière l’expérience de vie en campement, un accueil inespéré et la manière dont ces rencontres transforment le regard et le pas de la chercheure qui s’y attarde.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127012ar/</guid></item><item><title>Composer avec l’abject de la mort en prison : un dispositif articulant care et analyse qualitative</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127013ar/</link><description>Catherine Chesnay, Guillaume Ouellet, Catherine Bélanger Sabourin, Pierre Pariseau-Legault, Mathilde Chabot-Martin, Mélyna Désy-Bédard, Alexandra Larose, Carmen Hojabri, Sophie Coulombe and Sandrine Hamelin&lt;br /&gt;Ce texte met en récit l’expérience d’une équipe de recherche autour de la mise en place d’un dispositif articulant care et analyse qualitative en contexte sensible, ici sur la mort en prison au Québec. À partir d’un terrain de cinq semaines non consécutives mené au Bureau du coroner, impliquant une exposition prolongée aux fragments d’histoires de personnes décédées en prison, les auteurs·trices reviennent sur les ajustements continus qu’a exigés la confrontation à des conditions de détention profondément déshumanisantes. En mobilisant le concept d’abjection pour éclairer à la fois l’objet et le processus de recherche, cette contribution illustre que les émotions et les sensibilités peuvent constituer des ressources analytiques, dès lors qu’elles sont reconnues et travaillées collectivement. Le dispositif, qui prévoit des rencontres individuelles, en sous-groupe, en grande équipe, échanges courriels, moments informels, microrituels, du soutien ponctuel, agit comme cadre contenant pour les membres de l’équipe de recherche. Ici, le care est une condition de possibilité de l’analyse qualitative puisqu’elle implique de tenir et de composer avec l’abject pour rendre possible une production de connaissances sur des objets d’études sur lesquels le regard collectif se détourne.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127013ar/</guid></item><item><title>« Maman, papa, j’ai deux chums » : expérience du dévoilement chez des femmes québécoises pratiquant la non-monogamie consensuelle</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127014ar/</link><description>Sophie Parent, Philippe Roy and Kévin Lavoie&lt;br /&gt;La non-monogamie consensuelle (NMC) désigne un cadre relationnel dans lequel les partenaires s’autorisent à vivre d’autres relations de nature sexuelle ou romantique. Le présent article présente une partie des résultats d’une recherche qualitative, réalisée auprès de 11 femmes québécoises pratiquant la NMC, portant sur leurs expériences de dévoilement auprès de leur entourage. Les résultats mettent en lumière leurs motivations à dévoiler (ou non) leur mode relationnel, ainsi que la diversité des réactions reçues selon les contextes (ami·es, famille, connaissances, etc.). Ils mettent aussi en évidence l’effet des normes relationnelles et de genre sur les réactions de l’entourage. Si certaines femmes choisissent de se dévoiler pour des raisons d’authenticité, d’autres préfèrent taire cet aspect de leur vie. Malgré l’incertitude face aux réactions possibles, plusieurs décrivent la NMC comme un espace leur permettant de vivre leurs relations pleinement.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cremis/2026-v17-n1-cremis010976/1127014ar/</guid></item></channel></rss>