<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Érudit's RSS Feed</title><link>http://www.erudit.org/en/</link><description>Number 20, 2026</description><atom:link href="http://www.erudit.org/en/journals/cah/rss.xml" rel="self"/><language>en</language><lastBuildDate>Thu, 03 Sep 2026 03:06:14 +0000</lastBuildDate><image><url>https://assets.erudit.tech/static/img/logo-erudit.daebca8dc4fc.png</url><title>Érudit</title><link>https://erudit.org</link></image><item><title>Avant-propos</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124128ar/</link><description>Nicoletta Dolce</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124128ar/</guid></item><item><title>Les facteurs de risque des violences extrêmes à partir de la perspective des victimes : quelques résultats préliminaires</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124129ar/</link><description>Catherine Durocher and Suzanne Léveillée&lt;br /&gt;Le féminicide intime est un enjeu dont l’appréciation du risque est le fruit d’études nombreuses reposant principalement sur des données provenant de rapports policiers et de coroners ainsi que d’entrevues avec les agresseurs. Considérant l’impossibilité d’obtenir le récit de la victime, l’étude se penche sur les récits de victimes de féminicides intimes et se centre sur les facteurs de risque des violences pouvant causer la mort. Pour ce faire, 29 participantes ont été recrutées et des entrevues semi-dirigées ont été menées. Au final, 75 % des participantes ont révélé avoir vécu un contrôle majeur de leur vie quotidienne ainsi que des enjeux de jalousie entraînant des épisodes de violence envers elles ou autrui. 59 % des participantes ont rapporté des violences envers les animaux de compagnie. Finalement, 17 % des participantes ne connaissaient pas les ressources spécialisées de leur milieu et 38 % ne souhaitaient pas les utiliser.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124129ar/</guid></item><item><title>Injustice épistémique et violence conjugale : une analyse des expériences des femmes immigrantes au Québec</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124130ar/</link><description>Sabrine Zamoum&lt;br /&gt;Cet article cherche à comprendre les réalités vécues par les femmes immigrantes victimes de violence conjugale au Québec. En plus des différents facteurs et des défis sociojudiciaires en lien avec leur genre, leur origine nationale et leur statut migratoire, il importe de souligner l’effet négatif des injustices épistémiques sur les expériences de ces femmes immigrantes. Ces injustices épistémiques contribuent à renforcer leur marginalisation et leur vulnérabilité et à les empêcher de dénoncer cette violence.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124130ar/</guid></item><item><title>Tourner en rond dans les promesses du système de justice</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124131ar/</link><description>Dominique Bernier&lt;br /&gt;Ce texte propose une réflexion personnelle nourrie par plusieurs années d’expérience en tant que juriste et chercheuse en droit. Le système de justice, dont la mission première est de protéger les victimes prises dans la spirale de la violence, oscille entre réussite et échec. Cette dualité, qui a des conséquences concrètes sur les personnes confrontées au système, est examinée à travers trois promesses fondamentales du droit pénal : la punition proportionnelle, la protection, et la binarité entre le bien et le mal.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124131ar/</guid></item><item><title>Le silence tranquille dans la chair des femmes (carnet poétique)</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124132ar/</link><description>Diane Régimbald&lt;br /&gt;Écrire à partir de la douleur faite aux filles et aux femmes dans la spirale de la violence patriarcale. Ce carnet poétique de la révolte évoque cette violence qui témoigne d’un silence incommensurable, de l’impuissance de qui la subit et du désir que tout n’aille pas plus loin, que tout ne puisse se poursuivre. On pense qu’en gardant silence, on fera fi de la violence et de son insupportable sort. Climat de peur, désarroi, paralysie, mais aussi révolte. Lieu possible pour réparer les vivantes, l’écriture, sa voie comme un sillon qui fore le temps et désarme.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124132ar/</guid></item><item><title>Le programme double de la femme tuée : du fait divers au féminicide, quand se tourner vers la littérature ne suffit plus</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124133ar/</link><description>Carole David&lt;br /&gt;Dans ce texte, je fais la genèse de mon recueil Le programme double de la femme tuée écrit à la suite d’un séjour à Rome. Durant mes déambulations quotidiennes, j’ai été confrontée à des images entre mon passé et celui des femmes qui ont fait la grande et la petite histoire de cette capitale. Subjuguée par les déesses, les muses, les muselées, les artistes, les sacrifiées côtoyées quotidiennement, j’ai voulu les rendre éternelles en rappelant les violences qu’elles avaient subies. Grâce à des images et des récits incomplets, j’ai déployé leur existence réelle et imaginaire. L’écriture sur le corps des femmes violentées nous rappelle que leur vie perdue est aussi un fait social. Nous sommes hantées et hantés aujourd’hui autant par leur silence que par leur absence. Je souhaite que cette lecture à rebours puisse changer le regard tant sur des oeuvres iconiques célébrées qui sont évoquées dans le recueil que sur le quotidien des femmes anonymes hanté par la violence banale et domestique. Le féminicide n’est désormais plus un fait divers.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124133ar/</guid></item><item><title>Crever les os</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124134ar/</link><description>Vicky Bernard&lt;br /&gt;Si, à son extrême, la violence féminicidaire se traduit par le meurtre de femmes, la notion de continuum féminicidaire permet quant à elle de rendre compte des diverses formes de cette violence, dont certaines ne mènent pas moins à une mort symbolique. En effet, la violence subie par certaines femmes entraîne la perte de leur agentivité et, par le fait même, de leur parole. Que deviennent ces femmes qui n’ont plus de voix? Comment entendre leurs histoires? Et surtout, comment dénoncer, si l’on ne peut pas énoncer? Voilà les questions abordées dans ces extraits d’un projet poétique inspiré de l’histoire des femmes de ma famille.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124134ar/</guid></item><item><title>« Et putes et soumises » : la chanson réaliste, un genre misogyne ?</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124135ar/</link><description>Audrey Coudevylle&lt;br /&gt;Dans cet article, il s’agira de présenter un genre chansonnier du début du 20e siècle, la chanson réaliste, qui, au coeur des années 1930, contribua à l’apologie de la domination viriarcale. Genre écrit et composé par des hommes mais exclusivement interprété par des femmes, la chanson réaliste déploya une partie de son répertoire dans les clichés romantisés de relations violentes prétendument passionnelles entre hommes et femmes. Déclinant les souffrances subies par ces femmes, souvent issues de milieux populaires, voire miséreux, la chanson réaliste, bien que stéréotypée, n’en décrivit pas moins les processus de l’emprise et de la mise en place de la violence au sein des relations intimes. Mettant en scène des femmes humiliées, dénigrées, battues, prostituées, la chanson réaliste, si elle peut être entendue comme un genre misogyne, permit toutefois – et pour la première fois – aux femmes de la marge d’être incarnées en chanson, d’y faire entendre leur voix, fût-elle dolente, mais également de rendre compte d’une réalité terrible : le féminicide.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124135ar/</guid></item><item><title>Ken Bugul et le corps du corps du texte. Rue Félix-Faure ou comment écrire et lire le féminicide</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124136ar/</link><description>Samuele Ellena&lt;br /&gt;Cet article s’intéresse à la représentation du féminicide et du fémicide chez l’autrice Ken Bugul. Après en avoir souligné la récurrence thématique dans ses oeuvres précédentes, il se penche sur le sixième roman de l’autrice sénégalaise, Rue Félix-Faure. Les couches narratives, les changements de narratrices, le recours à plusieurs genres littéraires et l’évocation d’autres moyens d’expression, comme le cinéma ou la chanson blues, constituent autant d’artifices littéraires et de brèches permettant à l’autrice de faire de son texte un métatexte sur l’écriture du féminicide. Autrement dit, en écrivant « l’histoire de l’histoire », l’autrice interroge la manière dont la littérature peut prendre en charge les violences perpétrées dans l’espace privé d’une maison.Le contraste entre le privé et le public devient, dans Rue Félix-Faure, un opérateur de sens qui permet à l’écrivaine de problématiser la reproduction, dans l’espace public, des vécus privés et l’assomption par elle du rôle de porte-parole des violences subies par d’autres femmes. À la question technique qui intéressait Bakhtine – à savoir les stratégies narratives qui permettent à la littérature de montrer ce qui se consomme à l’ombre du privé et qui, comme tel, ne peut être vu –, grâce à l’oeuvre de Ken Bugul, nous ajoutons deux questions, l’une proprement éthique et l’autre technique : qui a le droit de raconter? À travers quelles stratégies textuelles le monopole de la parole narrative peut-il être redistribué?La recherche préalable à la rédaction de cet article a été rendue possible grâce au soutien financier des Fonds de recherche du Québec.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124136ar/</guid></item><item><title>Le pouvoir réparateur de l’entourage social après le viol dans le recueil Survivaces de Geneviève Rioux</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124137ar/</link><description>Simone Casaldi&lt;br /&gt;Dans son recueil poétique Survivaces (2022), Geneviève Rioux – survivante d’un féminicide – propose une réflexion sur la reprise de pouvoir face à la violence par une forme de « justice alternative » (Marcoux, 2022). Portant son regard sur la souffrance des personnes de son entourage social, la poète utilise le médium littéraire pour évoquer le traumatisme découlant de l’acte violent. Cet article propose un itinéraire émotionnel à travers les textes poétiques de Geneviève Rioux, en s’attardant notamment sur la transition entre la rage et la confiance. Nous appuyant sur plusieurs études qui analysent le pouvoir réparateur de l’entourage social dans les cas de viol, nous décortiquerons les poèmes d’un point de vue sémantique et rhétorique au prisme de l’itinéraire émotionnel du traumatisme.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124137ar/</guid></item><item><title>De la violence à la contemplation : la Côte-Nord comme lieu d’extériorisation de l’espace interne de la poète dans Tu choisiras les montagnes d’Andréane Frenette-Vallières</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124138ar/</link><description>Vanessa Courville&lt;br /&gt;Dans l’essai poétique Tu choisiras les montagnes, l’énonciatrice se rend sur la Côte-Nord pour prendre une distance avec un épisode traumatique, soit la violence de son premier partenaire amoureux à l’âge adulte, et ce, afin de mieux cerner son expérience à travers la création. Toutefois, à la lumière de son récit, cet épisode ne se présente pas comme un élément isolé de son histoire, mais plutôt comme une partie d’un tout cohérent, formé par sa « première école » (hooks, 2022) des relations. En effet, le rapport aux figures d’autorité dans son enfance forme ses « liens de l’amour » (Benjamin, 1988) où elle intègre inconsciemment une idée du masculin et du féminin, qui crée en elle une tension dans laquelle l’amour semble cohabiter avec la maltraitance. Son désir, qui apparaît sous la forme d’un manque la poussant à vouloir disparaître au début du livre, se transforme en plénitude au contact de la nature nord-côtière, révélant au passage la construction de son espace interne.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124138ar/</guid></item><item><title>Nana Quinn, Mauve est un verbe pour ma gorge : le style et les stratégies de l’abus</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124139ar/</link><description>Nicoletta Dolce&lt;br /&gt;Depuis le tournant des années 2000, on a vu paraître, tant en Europe que dans les Amériques, des oeuvres littéraires mettant en forme le féminicide. Plus précisément, au Québec, des poètes ont évoqué, chacune à leur façon, une dynamique féminicidaire complexe.Le recueil de Nana Quinn, Mauve est un verbe pour ma gorge (2021), présente un sujet lyrique s’adressant à un tu masculin et rapportant, en italique, des phrases que ce dernier profère. Dans cet article, j’analyserai le recueil pour faire ressortir le style de l’abus intime, dont l’objectif premier consiste à « aliéner la femme de ce qu’elle peut être et de ce qu’elle peut faire » (Scarpa, 2023 : 9). Je me pencherai également sur la représentation des différentes stratégies comportementales, mises en place par le tu, afin d’établir son emprise sur le je.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124139ar/</guid></item><item><title>L’imaginaire du conte chez Anne Hébert : le style et la forme dans le conte « La canne à pêche »</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124140ar/</link><description>Nao Sasaki&lt;br /&gt;Des critiques ont relevé à plusieurs reprises les références ou les allusions thématiques et formelles aux contes dans l’imaginaire d’Anne Hébert. Dans la plupart des cas, on s’intéresse au thème de l’initiation sociale chez les personnages féminins et on discute de ce que signifie devenir une femme, une adulte, dans une société dominée par les hommes, et de la manière dont la subjectivité féminine peut être reconstruite. Ici, le conte représente, en tant que norme ou code, la société traditionnelle et patriarcale qu’on doit mettre en question. Mais, chez Anne Hébert, le conte ne désigne pas uniquement ce mythe problématique. Il existe également un autre sens plutôt favorable, c’est-à-dire un sens plus humain qu’idéologique. C’est sous ce dernier aspect que je voudrais aborder « La canne à pêche », à la lumière de la pensée de Max Lüthi sur la forme du conte. En relevant dans le récit les éléments caractéristiques du conte, je montrerai comment Anne Hébert donne une dimension universelle à la réalité québécoise.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124140ar/</guid></item><item><title>« La fabrique aux pervers » : analyse, d’après les archives, de la construction des personnages masculins de la nouvelle « Zoé, la vie intellectuelle » tirée du roman Va et nous venge de France Théoret</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124141ar/</link><description>Ana Néron&lt;br /&gt;Cet article propose de constituer le dossier génétique de la nouvelle « Zoé, la vie intellectuelle », tirée du roman Va et nous venge (2015), en dépouillant les archives relatives à ce texte dans le Fonds France Théoret. Il fait ensuite l’analyse de la figuration de la domination masculine telle qu’elle s’exprime dans les actions et les discours des personnages masculins du récit.</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124141ar/</guid></item><item><title>Hommage à Michel Gosselin (1946-2025)</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124142ar/</link><description>Mélanie Beauchemin and Nathalie Watteyne</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124142ar/</guid></item><item><title>Camille Néron, Virginia Woolf et Anne Hébert. Idéal et renouveau romanesque (2025)</title><link>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124143ar/</link><description>Philippe Lefebvre</description><guid>http://www.erudit.org/en/journals/cah/2026-n20-cah010667/1124143ar/</guid></item></channel></rss>